Le diocèse en pélerinage à Lourdes

Le diocèse de Nantes s’est rendu en pèlerinage à Lourdes, du 13 au 18 avril, accompagné de l’évêque, Mgr Percerou. Différents groupes participaient à cette édition 2026 : pèlerins individuels, en paroisse, familles, jeunes, malades, hospitaliers, etc. A la lumière de l’Evangile selon saint Luc, le sanctuaire leur a proposé de cheminer « Avec Marie, sur le chemin du Oui » un thème,  dans les pas de Marie, qui se décline durant trois années. 

Partir en pèlerinage à Lourdes, c’est répondre à l’appel de la Vierge Marie, vivre un temps fort en Église, un temps de ressourcement et d’approfondissement de la foi, dans la prière et le partage, dans la fraternité et la convivialité. À partir de cette année, le Sanctuaire de Lourdes ouvre un nouveau chemin spirituel de trois ans, guidé par l’Évangile selon saint Luc. Trois années pour marcher avec Marie, au rythme de sa foi, de son espérance et de sa louange. L’année 2026 en est la porte d’entrée : elle nous place au seuil de l’Annonciation, là où tout commence. « Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1,28). Cette parole adressée à Marie n’est pas seulement un souvenir biblique : elle devient l’invitation faite à chaque pèlerin qui arrive à Lourdes. Une invitation à accueillir, à écouter et à oser un “oui” qui peut transformer une vie. 

Quelques échos de participants…

Père Édouard Roblot, curé de la paroisse Notre-Dame de la Paix-sur-Isac.

Des jeunes de ma paroisse s’étaient inscrits au pèlerinage. Sachant combien cette expérience est précieuse pour eux, j’ai souhaité être à leurs côtés, pour les accompagner ici, mais aussi au retour. Leurs parcours sont extrêmement divers et marqués, souvent, par de grandes fragilités et des souffrances profondes. Je ne m’attendais pas à une telle diversité. La crise du Covid a sans doute été un déclencheur, ou du moins un révélateur, de ces fragilités.

Ici, à Lourdes, nous les accompagnons dans ce qu’ils portent. Ma plus grande joie, c’est de pouvoir témoigner de la vie de sainte Bernadette : un véritable témoignage évangélique, authentique et d’une profonde beauté. Sa pauvreté, sa simplicité et sa liberté parlent encore fortement aux générations d’aujourd’hui. Il nous faut vraiment prier pour que ces jeunes puissent s’ouvrir pleinement à ce qui leur est donné ici.

Vincent Thomas, séminariste pour l’Île Maurice, en 3ᵉ année de formation et en insertion pastorale à Orvault, paroisse Bienheureux-Célestin-et-Michel-en-Val-de-Cens.

Ce qui me touche profondément ici, c’est de voir combien l’amour de Dieu peut parfois se perdre chez les jeunes, et en même temps combien ils le cherchent. Aujourd’hui, nous avons vécu un très beau moment à travers le sacrement de la réconciliation. Ce temps permet aux jeunes de déposer tout ce qu’ils portent sur le cœur, de le laisser au pied du Seigneur, et de voir comment Dieu agit pour les relever et leur redonner cette joie qu’ils sont peut-être venus chercher ici, à Lourdes.

Je crois que ces jeunes ont avant tout besoin d’être écoutés et compris. Dans une société qui va à mille à l’heure, ils ont souvent le sentiment d’être oubliés ou de ne pas trouver leur place. Cette expérience leur fait énormément de bien, car ils vivent des temps d’écoute de la Parole du Seigneur, mais aussi des temps de partage et de fraternité.

Cela leur permet de découvrir qu’ils ne sont pas seuls à mener ces combats intérieurs, que d’autres jeunes vivent les mêmes réalités, et qu’ensemble, ils sont appelés à grandir dans l’amour du Seigneur.

Eugénie, Margaux et Éléonore, nantaises.

Certaines d’entre nous étaient déjà venues il y a longtemps, mais redécouvrir ces lieux aujourd’hui a été une véritable surprise. Ce qui nous a profondément marquées, c’est la foi des personnes que nous rencontrons ici, et le caractère profondément international de Lourdes.

On se rend compte qu’il y a, partout dans le monde, des jeunes comme nous qui partagent la même foi. La foi chrétienne est universelle, et c’est très beau de voir, en un même lieu, tant de personnes qui croient la même chose.

Pour nous, ce pèlerinage est un véritable temps de ressourcement. Il permet de retrouver des choses dont on avait souvent entendu parler dans nos familles, mais aussi de vivre concrètement ce que d’autres ont pu vivre avant nous. Ici, on réalise que, malgré nos histoires différentes, nous vivons tous quelque chose de commun. Et cela ouvre la porte à de très belles rencontres.

Raphaël, de Guérande, paroisse Sainte-Anne-en-Presqu’île-guérandaise.

J’étais déjà venu l’année dernière. J’avais beaucoup aimé l’ambiance, très conviviale, surtout avec mes amis. J’avais envie de revivre ces moments, avec tous ceux que j’ai rencontrés ici.

Je suis venu aussi pour prier pour ma famille, en particulier pour ma grand-mère et pour la marraine de mon père qui est décédée. J’avais envie de confier tout cela au Seigneur, de prier Sainte Bernadette et la Vierge Marie, de vivre le sacrement de la réconciliation et de participer aux différentes activités. Tout ce que j’ai vécu ici m’a vraiment fait du bien.

Je pense que les gens viennent à Lourdes pour chercher quelque chose de profond : de l’aide, de l’amour, celui des autres, de Marie, de Sainte Bernadette. Certains viennent aussi dans l’espoir d’être guéris.

Si je devais dire à mes camarades du collège pourquoi ils auraient intérêt à venir à Lourdes, je leur dirais que ce qui m’a le plus marqué ici, ce sont les personnes. Tout le monde est bienveillant : on peut parler à n’importe qui, échanger librement, et il y a toujours une discussion agréable.

Ici, tout le monde est ensemble, soudé. On peut vivre sa foi librement, pleinement, sans que personne ne s’y oppose. C’est quelque chose de très fort et de très beau que je retiens de Lourdes.

Augustin, 16 ans, jeune hospitalier de Vertou, paroisse Saint-François-des-Côteaux.

Je suis très heureux de servir auprès des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. C’est une grande joie pour moi, mais aussi de vivre des moments très forts entre jeunes hospitaliers et jeunes du diocèse, notamment dans la prière et la foi, auprès de la Vierge Marie.

Je pense que les personnes malades viennent à Lourdes parce qu’elles ont besoin d’espérance, mais aussi parce qu’elles ont besoin de sortir d’un quotidien qui n’est pas toujours facile. Au fil des jours, on les voit devenir de plus en plus heureuses d’être avec nous, et on ressent vraiment que ce lieu agit profondément.

Pour ma part, je viens ici pour découvrir ou redécouvrir le Christ, et pour faire grandir ma relation avec la Vierge Marie.

Si je devais inviter d’autres jeunes à devenir hospitaliers, je leur dirais simplement d’oser : osez vous engager, osez aller vers les autres, le reste suivra, et vous verrez à quel point cela rend profondément heureux.

Martine, de La Baule, paroisse Sainte-Thérèse-des-Dunes.

C’est la quatrième ou cinquième fois que je viens à Lourdes, et je ne m’en lasse pas. Comme beaucoup, je viens ici pour trouver la paix et la joie, et je repars toujours remplie d’espérance.

Je crois que les gens ont profondément besoin de se retrouver entre chrétiens. Ici, ils peuvent prier ensemble, librement, sans crainte du regard ou du jugement des autres. Il y a à Lourdes un calme très touchant, une vraie paix, et aussi un silence, notamment pendant les célébrations, qui aide à se recentrer et à se laisser rejoindre intérieurement.

Ce lieu permet aussi aux personnes plus fragiles de vivre pleinement leur pèlerinage. Elles sont accueillies telles qu’elles sont, aimées comme elles sont. À travers les personnes handicapées, c’est le Seigneur lui-même qui vient à notre rencontre.

Jean-Pierre et Céline, de Châteaubriant, paroisse Sainte-Famille-en-Pays-de-la-Mée.

C’est toujours une grande joie de participer à ce pèlerinage, en particulier parce qu’il nous permet de vivre ces moments avec des plus jeunes. Leur présence nous porte, nous donne de l’espérance et fortifie notre foi.

Nous venons à Lourdes depuis de nombreuses années, et ce que nous y trouvons à chaque fois, c’est une fraternité profonde. Ici, il n’y a plus de différences : que l’on soit handicapé ou non, grand ou petit, beau ou moins beau… tout cela disparaît. Cette fraternité vécue, portée par la prière et par la présence de nombreux jeunes, est vraiment très forte.

Cette année est particulière pour nous, puisque nous fêtons nos 50 ans de mariage. Depuis 28 ans, nous accompagnons des couples dans leur préparation au mariage. Cela nous permet, chaque année, de “réviser” ensemble les piliers essentiels de la vie conjugale, le pardon, la communication…

Ce pèlerinage est aussi un grand moment de communion au sein de la paroisse. Le dimanche, nous nous croisons parfois rapidement, mais ici, nous prenons le temps de nous rencontrer vraiment, de nous confier les uns aux autres. Il y a de nombreux échanges avec les familles, et c’est très beau de voir des familles entières venir en pèlerinage, surtout dans un contexte où elles sont souvent fragilisées. Leur présence à Lourdes est un très beau signe d’espérance.

Propos recueillis par G. Riche

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