Tournoi de foot inter-séminaires : sport, fraternité et foi
Le samedi 30 mai 2026, des séminaristes venus des quatre coins de la France se sont retrouvés à Rennes pour le tournoi inter séminaires annuel. Trois jeunes du Séminaire interdiocésain Saint-Jean de Nantes racontent cette journée pas tout à fait comme les autres.
Une journée bien organisée, une équipe qui s’élance
Cette édition 2026 du tournoi inter-séminaires s’est tenue à Rennes, grâce à l’accueil chaleureux des séminaristes rennais. Le diocèse de Nantes avait la particularité d’aligner deux équipes, avec des ambitions différentes : l’une cherchait à aller le plus loin possible en compétition, l’autre à prendre de l’expérience en vue de l’avenir, notamment parce que quatre diacres quitteront le séminaire en fin d’année.
« Je veux d’abord remercier les séminaristes rennais qui nous ont préparé une magnifique journée, tant au niveau sportif — d’ailleurs ils sont allés en finale — qu’au niveau fraternel et spirituel. Ils se sont donnés avec beaucoup de cœur et de joie. »
Samuel Kron, 3e année, diocèse de Nantes (communauté de l’Emmanuel)
La messe d’ouverture, un moment fondateur
Avant que le coup d’envoi ne soit donné, c’est autour de l’eucharistie que la journée a débuté, à l’église Saint-Germain de Rennes, en la fête de sainte Jeanne d’Arc, sous la présidence de Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes. Un moment qui a marqué les esprits, et qui n’était pas dissociable du reste de la journée.
« J’ai été particulièrement marqué par la messe de début du tournoi. On s’est tous retrouvés à l’église Saint-Germain avec beaucoup de séminaristes qu’on a déjà eu l’occasion de croiser, et nous avons vécu une messe magnifique tous ensemble autour de l’évêque de Rennes. »
Grégoire Bouan, 4e année, diocèse de Nantes
Cette journée s’inscrivait également dans un cadre spirituel plus large, autour de la figure de Claude Poullart des Places, fondateur des Spiritains, dont Rennes est la ville natale.
« Nous étions réunis autour d’une belle figure spirituelle : Claude Poullart des Places, le fondateur des Spiritains. »
Baudouin Pagès, 3e année, diocèse de Nantes
Sur le terrain : cohésion et dépassement de soi

Côté sportif, l’équipe une de Nantes s’est arrêtée en quart de finale, battue par Lyon aux tirs au but — après pas moins de douze tentatives. Un résultat décevant, certes, mais qui n’a pas effacé la satisfaction d’avoir construit quelque chose ensemble au fil de la journée.
« Ma plus grande joie de ce tournoi, ça a été la cohésion sur le terrain, le fait de se faire confiance — ce qui n’était pas forcément simple au début, mais petit à petit la confiance est venue. Et c’est quand même ça la clé de la victoire. »
Samuel Kron
La fraternité, bien au-delà du score
Si le résultat sportif reste anecdotique, tous s’accordent sur l’essentiel : la rencontre entre frères en chemin, venus d’horizons et de formations différentes, mais portés par le même désir.
« Après 3 ans au séminaire, on commence à avoir pas mal de contacts dans les autres séminaires, et c’est trop beau de se balader et de tomber sur l’un ou l’autre, de discuter, de savoir où il en est… Au-delà de la compétition et de l’affrontement, ça c’est très agréable. Voir 200 séminaristes, jeunes hommes qui se donnent pour le Seigneur, c’est beau. »
Samuel Kron
« Ma plus grande joie a été de prendre des nouvelles des séminaristes qu’on revoit de temps en temps, et de voir à la fois les différences de nos formations, mais surtout ce qui nous unit : le même désir de servir le Christ, le même désir de vie fraternelle et de respect de chaque charisme, chaque diocèse. »
Baudouin Pagès
Un rendez-vous qui confirme, année après année, que ces tournois inter-séminaires sont bien plus que des compétitions sportives : des temps de communion entre des hommes que l’Église appelle, chacun selon son chemin.
Propos recueillis par Gwenvaël Riche.







