Enjeux sur la fin de vie

Publié le : 15 janvier 2026

Malgré le rejet au Sénat de l’article 4, le 22 janvier 2026, vidant le texte de sa substance, la loi sur la fin de vie poursuit son parcours législatif. les débats se sont poursuivis dans le calme, au Sénat, le lundi 26 janvier 2026, sur la proposition de loi plus consensuelle visant à permettre un égal accès aux soins palliatifs sur tout le territoire. Les sénateurs ont néanmoins alerté sur les moyens financiers nécessaires à cette réforme.

Les deux propositions de loi, sur l’aide à mourir et les soins palliatifs seront soumis à un vote solennel, précédé d’explications de vote, mercredi 28 après-midi.

L’Assemblée nationale les examinera en deuxième lecture la semaine du 16 février 2026, pour un retour au Sénat après les élections municipales. Que ce soit en donnant le dernier mot à l’Assemblée ou en passant par la voie du référendum, Emmanuel Macron entend conclure son deuxième quinquennat en ajoutant à son bilan, cette réforme sociétale.

Jeudi 15 janvier 2026, le conseil permanent de la Conférence des Evêques de France publie une tribune sur la fin de vie intitulée « On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort ».

Du 20 au 26 janvier, le Sénat examinait une proposition de loi sur l’« aide à mourir ». Ce texte, parmi les plus permissifs au monde, interroge profondément notre rapport à la vie, à la fragilité et à la solidarité. Face à ces enjeux, la Conférence des Evêques de France souhaite redire avec force et bienveillance sa conviction : la dignité d’une personne ne dépend ni de son état de santé, ni de son autonomie, ni de son utilité supposée. Elle est inhérente à son humanité. Comme chrétiens, nous sommes appelés à ne pas rester silencieux et à témoigner, avec respect et espérance, de notre attachement à la dignité de toute personne humaine.

On ne joue pas avec la vie

Si elle était adoptée, cette loi marquerait une rupture éthique majeure. Elle ferait peser une menace particulière sur les personnes les plus fragiles — malades, âgées, isolées — et remettrait en cause le respect inconditionnel dû à toute vie humaine.

Les soins palliatifs constituent une réponse juste et profondément humaine. Ils permettent de soulager les douleurs, d’accompagner la personne jusqu’au bout de sa vie, et de soutenir ses proches. Ils sont une véritable aide, fondée sur l’écoute, la présence et le respect, sans jamais provoquer délibérément la mort.

Concrètement, que pouvons-nous faire ?

Chacun, à sa place, peut agir simplement et pacifiquement.

  • Suivre l’actualité de la proposition de loi
    Pour rester informés et comprendre les enjeux du débat.
  • Partager les outils de communication
  • Oser en parler autour de soi
    Organiser des temps d’échange dans les paroisses, mouvements ou groupes de chrétiens permet d’écouter, de dialoguer et de discerner ensemble, dans un esprit de paix et de respect.
  • Interpeller votre parlementaire
    Exprimer une inquiétude citoyenne est un acte légitime et précieux.

    • Trouvez les coordonnées de votre sénateur via la carte dédiée
    • Écrivez-lui pour partager vos préoccupations face à cette proposition de loi (voir proposition ci-dessous)
exemple message à envoyer à son sénateur A5

 

Pour aller plus loin : Dossier fin de vie.

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